vendredi 6 décembre 2013

Adieu Madiba



...Je suis allé ce matin déposer des fleurs devant l’ambassade d’Afrique du Sud. Une nécessité. Me suis recueilli un bref instant…J'avais à peine 9 ans quand je vis Nelson Mandela pour la première fois, en visite officielle à Libreville. Des milliers de Librevillois attendaient de voir cet être hors du commun, peu de temps après sa libération. Il se rendait en visite dans les nations africaines qui avaient soutenu son combat. Le Gabon fut l'un des premiers pays du continent africain visités. Ma famille et moi attendions de le voir, sous le soleil tapant, dans la chaleur ambiante. Plus tard, devenu adulte, je me suis rendu plusieurs fois en Afrique du Sud, j'ai eu l'occasion de visiter la fameuse île de Robben Island où il avait été emprisonné. Lorsque je suis né en 1982, les unions mixtes étaient encore interdites en Afrique du Sud. Il fallut attendre 1986 pour que l'interdiction saute. Alors naturellement, son parcours, sa mort résonnent de façon particulière en moi. Il faut faire attention au Temps qui passe, ce temps, qui en passant, a tendance à aplanir les choses, les faits, les douleurs. Ne jamais oublier que l'Apartheid était une saloprix. La patience, la détermination, la volonté ne sont pas des vains mots. L'idéal utopique a quelque chose de noble surtout quand il a pour but le respect de l'Autre, la Fraternité : le sarcasme, le cynisme à outrance, l'aigreur, la rancoeur ne résolvent rien. Nelson Mandela nous a rappelé le devoir de vivre ensemble, malgré, avec nos différences, de toutes sortes. Il n'était pas un saint, juste un homme, mais quel Homme...son départ est la fin d'une époque. Plus que jamais l'annonce d'une nouvelle ère des relations incertaines entres les êtres humains...
Jann Halexander

samedi 16 novembre 2013

Prolongations - Info Théâtre: monologue ''Confessions d'un Vampire Sud-Africain'', Paris 8 et 9 janvier 2014

 

Prolongations - Info Théâtre: monologue ''Confessions d'un Vampire Sud-Africain'', Paris 8 et 9 janvier 2014

THEATRE/MONOLOGUE

CONFESSIONS D'UN VAMPIRE SUD-AFRICAIN

Il ressemble à un homme, il parle comme un homme, il chante comme un homme
Il est sensuel comme un homme, il rit comme un homme, ce n´est pas un homme
C'est un Vampire. Il s´appelle PRETORIUS MALAN. Et il a des choses à dire...
 
2014. Pretorius Malan, 106 ans, vampire sud-africain, métis et bisexuel raconte sa vie à un groupe d’étudiants français. Solitaire, aigri, obsédé, dur, il parle de sa vie, de sa liaison passionnelle avec Dracula, de ses victimes et de la société sud-africaine de 1908 à 2014…

Confessions d'un Vampire Sud-Africain est un monologue écrit par le chanteur pianiste et réalisateur Jann Halexander (A Table, Il est minuit Docteur Schweitzer) qui interprète la vampire Pretorius Malan. Il a incarné avant Antoine Blanchard dans le film J'Aimerais J'Aimerais. La pièce a été présentée une cinquantaine de fois au Musée des Vampires, en région parisienne, à Paris, à Angers, à Bruxelles, à Cologne depuis 2008. Après avoir présenté la pièce le 31 octobre 2013, au Magique, à Paris, pour les fêtes d'Halloween, Jann Halexander joue les prolongations le mercredi 8 et jeudi 9 janvier, 2014 toujours au cabaret Au Magique.

Pièce interdite aux moins de 18 ans...

Mercredi 8 et Jeudi 9 janvier 2014

AU MAGIQUE
21H00 
42 rue de Gergovie – 75014 Paris – Métro Pernety ligne 13
 Réservation au Magique : 01.45.42.26.10 
Tarif plein : 12 euros - Tarif Billetreduc.com : 10 euros
Tarif sur réservation : 10 euros – Tarif RSA : 5 euros
(possibilité de dîner sur place sur réservation)
Contact médias / Jeff Bonnenfant : 06.80.15.05.24 – jann.halexander@yahoo.fr
Production © Label Trilogie Halexander / Lalouline Editions

Extrait :
"Chaque jour, j'attendais 17 heures avec impatience, mon coeur battait pour lui, j'en rêvais chaque nuit. Nous deux discutions des vins du Cap, de ma famille, des neiges sur nos montagnes, de la cueillette des mûres, des jus de fruits de Ceres, du soleil parfois traître et des kaffirs, des orientaux, des bonnes familles afrikaners, il me parlait de l'Europe, de la France, de la Roumanie. Peu à peu, Dracula m'apprenait des mots français, roumains, surtout français, il me disait que c'était la plus belle langue du monde. Je n'en doutais pas. Une fois, après avoir fini de manger, il me demanda de m'asseoir face à lui, j'étais intimidé...et amoureux. Il m'a dit : Pretorius...c'est un beau prénom. Pour un beau visage. Il m'a dit donnez moi votre main droite. Je la lui tendis, il la serra fort, avec chaleur, non ce n'était pas de l'amitié, il la porta à ses lèvres et y posa un baiser. Moi je tremblais, je tremblais de tout mon être. Je n'avais jamais connu ça. Il a vu que j'étais mal à l'aise, peut-être même que je suais. Il a souri. Avez-vous vu l'amour sourire ? D'ailleurs c'était plus que de l'amour...l'amour est raison...au moins. Mais là..."

jeudi 7 novembre 2013

Présentation Masterclass du chanteur Jann Halexander/Bordeaux/Mardi 5 novembre 2013 [université Michel de Montaigne Bordeaux 3]




Le mardi 5 novembre, de 14h15 à 17h15, le chanteur Jann Halexander était invité par le pianiste enseignant Pascal Pistone à l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3 à donner une masterclass aux étudiant(e)s de la Licence Chanson d'Expression Française . Compte-rendu ci-dessous des propos de l'artiste sur la notion d'inspiration (thématique de la masterclass).
La notion d'inspiration
Par Jann Halexander, chanteur

Bonjour, je me présente, je suis le chanteur Jann Halexander. La thématique de ce cours, c'est comment trouver l'inspiration.
Alors voilà ce que dit wikipédia au sujet de l'inspiration, dans le cas des artistes :
Étymologiquement, "inspiration" vient du latin in spiritum, qui signifie littéralement "avoir Dieu en soi". Ainsi, une doxa largement répandue durant l'Antiquité voulait que l'inspiration artistique émane de Dieu.
Une inspiration est une idée qui vient du plus profond de nous. Mais parfois, quelqu'un ou quelque chose peut inspirer une nouvelle idée.
Enfin, on peut dire que l'on s'inspire de quelque chose d'existant pour ne pas dire que l'on a simplement copié une partie ou l'intégralité de l' oeuvre. Toutefois, lorsque cette copie est personnalisée, il est difficile de savoir quand cela donne une nouvelle œuvre.
Je remercie Pascal Pistone, enseignant de musicologie de l'université de Bordeaux de m'avoir invité ce mardi 5 novembre. Afin d'entrer dans le vif du sujet, je voudrais évoquer ces mots du chanteur Guy Béart qui expliquait à l'animateur Bernard Pivot, dans l'émission Apostrophes, en 1985 qu'il n'avait aucun souci pour créer une chanson, que c'était une idée toute faite qui coulait comme ça, limpide, évidente, il y avait juste à cueillir les mots, les coucher sur papier, les chanter. Les autres invités de l'émission, Anne Sylvestre, Pierre Perret, Maxime Le Forestier ne semblaient pas aussi convaincus. Pour certains, certaines, ni ces noms que je cite, ni le mien sans doute, évoquent quelque chose, la France est un grand pays avec des millions d'habitants, il y a beaucoup d'artistes, dont les publics ne se mélangent pas forcément, il y a parfois aussi les différences de générations. Je ne pense pas que vous me connaissiez, cela dit je ne vous connais pas non plus et c'est donc l'occasion de faire connaissance, puisque nous sommes réunis ici par notre attrait pour la Chanson.
J'ai commencé à Angers, en 2003, au cabaret l'Autrement Café, qui n'existe plus maintenant. Plus jeune je ne me destinais pas franchement à la chanson, mais plutôt au dessin ou à l'écriture. Ma mère m'a appris le piano, j'avais 7 ans, à Libreville, au Gabon, où je suis né, en 1982. J'aimais composer des musiques, mais pas forcément des chansons. J'ai créé quelques textes, un peu influencés par Mylene Farmer. Pour les musiques, j'étais très inspiré par William Sheller. J'ai suivi des études de géographie à Angers, la ville de ma famille maternelle, une partie, disons, puis après la maîtrise, j'ai souhaité faire quelque chose sans rapport avec cette matière. J'avais été assez dégoûté par le milieu universitaire qui ressemblait à un panier de crabes.
J'ai un moment eu le désir de travailler dans les pompes funèbres, mais pour des raisons personnelles, cela ne s'est pas fait. L'idée de chanter s'est imposée à moi très vite. J'ai sorti une première chanson, Alien Mother, en décembre 2003, puis un 3 titres, L'Ombre Mauve en septembre 2004. J'ai travaillé à côté, dans un lycée, comme assistant d'éducation, le lycée Chevrollier, à Angers, à temps partiel, puis à Paris comme prestataire pour une société de télécommunications. Puis à partir de novembre 2008, je n'ai fait que ça, il a fallu faire un choix car je risquais vraiment le surmenage. Et puis des soucis personnels sans rapport direct avec l'art m'ont plongé dans état dépressif. C'est mon entourage qui m'a encouragé à quitter mon travail. Toutefois, j'ai travaillé à temps partiel en 2011, et pas très longtemps, à Paris, sans conviction, si on additionne les jours, ça fait même pas deux mois. C'était plus une perte de temps qu'autre chose. Disons qu'il a fallu du temps pour que j'accepte l'idée d'être artiste. La vie d'artiste, en France ou ailleurs, est objet de nombreux fantasmes, de malentendus, d'idées reçues. Je devrais même dire les vies des artistes, tant les conditions sont différentes d'un artiste à l'autre, il y a des aléas qui influent sur le parcours d'un chanteur, il y a le public, des relations, parfois, je t'aime moi non plus, avec le public. Les hauts, les bas. L'entourage joue un rôle crucial, parfois moral, parfois financier, parfois les deux. Mais la plus grande difficulté c'est soi-même, s'accepter soi-même, accepter ou non l'idée de continuer à chanter, créer des chansons. A laisser vibrer la flamme en nous ou la laisser s'éteindre. Finalement, à qui doit-on rendre des comptes en tant que chanteur ? Aux autres ? A la famille ? A la société ? A soi-même ? C'est une question assez délicate. Je n'ai pas de réponse toute faite. Ce que je sais, c'est que j'aime apporter du divertissement, de l'évasion aux gens, comme j'aime que d'autres personnes me fassent rêver, que l'on m'ouvre de nouveaux horizons.
Mais il est vrai que la flamme créatrice est un mystère. C'est elle qui donne tout son sens à notre destinée artistique. Comment vient-elle ? Comment peut-on l'entretenir ? Est-ce naturel ou est-ce que ça se travaille ? Dans nos années 2000, le coup de la feuille blanche et du stylo est un peu suranné. Beaucoup de créateurs jettent leurs mots sur ordinateur, sur téléphone portable en mode brouillon. Mais ça c'est à l'appréciation de chacun.
De quoi parler ? Il y a une phrase souvent citée par les auteurs de textes : tout a été dit mais pas par moi. Je dois bien avouer que j'ai beaucoup de mal avec cette phrase. D'abord tout n'a pas été dit, ce n'est pas vrai. Je dis souvent en rigolant qu'être métis, bi, et myope, comme c'est mon cas, et de voir comment finalement on s'insère, ainsi, dans la société autour, c'est très efficace pour avoir des idées, en faire des vers, les chanter. Mais bon je vous rassure, hein, pas besoin d'être nécessairement métis, bi et myope pour avoir l'inspiration. Personnellement j'en ai fait un atout, une façon de me démarquer, avec les risques que cela comporte puisque le milieu artistique est à l'image de la société. Il n'est ni plus ouvert ni plus fermé, il y a des courants assez ouverts mais aussi des courants complètement réactionnaires. Mais il s'est mis en place une sorte de cercle vertueux puisque ce que je suis a déterminé beaucoup de chansons qui ont contribué à m'accepter pleinement et ...m'imposer, je ne sais pas si c'est le mot, en tout cas montrer que j'existais, qu'on pouvait être comme je suis et exister, sans honte, sans se conformer à un modèle dominant. Ce n'est pas sans risques évidemment.
Mais j'ai voulu très tôt parler aussi bien de métissage, de racisme, du fait d'avoir des parents d'origines différentes, du Gabon, de la France, de la famille, de certaines fréquentations, de l'Amour dans toutes ses formes. Il y avait comme une urgence pour moi. Peut-être cela paraît banal maintenant, mais je vous parle d'une certaine époque, où prendre certains sujets à bras le corps, ce n'était pas si évident. C' était il y a 10 ans, c'est à la fois peu...et beaucoup. En 10 ans il se passe beaucoup de choses, énormément de choses. En 10 ans, pêle-mêle, Obama été élu, Mickael Jackson nous a quitté, il y a eu la guerre en Afghanistan, le désastre de Fukushima, les socialistes sont revenus au pouvoir en France, il y a tout un tas d'avancées technologiques diverses assez fulgurantes, un accès toujours plus généralisé à internet qui devient un média incontournable, des changements conséquents y compris dans le secteur artistique, sous l'effet de la 'fameuse' crise, des nouveaux métiers sont apparus, des nouvelles façons d'envisager la consommations sont apparues, se pérennisent, le mariage pour tous a été voté, acté, dans l'hexagone, les séries télé sont plus représentatives de la société française, voilà, tout passe vite, change vite, et certaines choses qui semblaient subversives il y a encore peu de temps le sont un peu moins maintenant. Je reviens sur cette phrase un peu trop courante à ce jour, tout a été dit mais pas par moi. J'écris et je compose des textes certes mais j'interprète aussi les chansons des autres, que j'intègre dans mes tours de chant. Par exemple, même si je voulais parler du destin d'un sans domicile fixe, je ne le ferais pas, parce que Romain Didier, Allain Leprest, Anne Sylvestre ou Clémence Savelli ont déjà abordé avec brio le sujet. Du coup si je souhaite parler de ce sujet, je privilégie l'interprétation d'une chanson du répertoire francophone, il y a plein de chansons, magnifiques, pas forcément de chanteurs morts, sur des thèmes très variés. On peut puiser là-dedans. Créer pour créer, ce n'est pas ce que je souhaite. Peut-être ai-je une vision utilitaire, peut-être que je reviendrais là-dessus dans quelques années, que j'aurais une position différente. Les chansons, je les crée essentiellement pour les gens, A Table, par exemple, des milliers de gens l'ont écouté, apprécié ou pas, mais c'est ce que je cherche, l'interaction, sinon je serais un chanteur de salle de bain. Je recherche l'interaction par le disque et surtout la scène.
Mais ce ne serait pas tout à fait vrai si je vous disais que je m'inspire uniquement de ce que je vois, de ce que j'entends, de ce que je lis, de la vie autour de moi. J'accorde beaucoup de confiance aux rêves, notamment la nuit et un nombre assez important de mes chansons, d'images, aussi bien les musiques que les mots, viennent des rêves. La vie d'artiste, avec ses doutes, ses joies est aussi un très bon sujet d'inspiration pour moi. Certains textes s'imposent d'eux-mêmes, d'autres, et bien j'y travaille, péniblement. Il m'arrive d'avoir des idées mais je n'ai pas d'angle d'approche, je suis un peu dans l'attente d'un déblocage, ce moment où tout d'un coup l'idée se déploie pour devenir chanson. Des fois le rêve peut y aider, des fois non. Je souhaiterai créer un texte sur l'altérité extrême, à travers le sujet des Aliens, mais je n'avance pas, je suis bloqué depuis 4 ans. En novembre 2011, j'ai chanté dans le nord de la France, dans de très bonnes conditions, accueilli par l'équipe municipale, hôtel 3 étoiles, restaurants 3 étoiles, il y avait quelque chose d'irréel car cela ne m'arrive pas tous les jours et je voulais en parler dans une chanson, pareil je n'y arrive pas. Il y a aussi des textes que j'ai écrit mais que je ne 'sens' pas. Ils sont dans des classeurs depuis des années, certains sont déposés à la sacem mais le cœur n'y est pas. Idéalement, je me dis qu'un interprète les défendrait mieux que moi. J'ai quelques chansons qui ont été interprétées par d'autres artistes, pour moi, c'est vraiment une forme de consécration.
Au début je ne voulais faire idéalement que de grandes chansons. Mais je suis un artiste de scène, et le public ne tient pas forcément le coup si on n'allonge que des grandes chansons avec des grands textes. De temps en temps, une chanson plus légère, une chanson plus simple, une chansonnette même, permet de faire une pause qui est bienvenue. Pour le public, pour soi aussi. Histoire de respirer un peu.
Je ne suis qu'un chanteur parmi d'autres, avec ses hauts, ses bas, mais je suis ravi de partager cette expérience avec des personnes qui projettent d'en faire un métier, ou du moins quelque chose de fondamental dans leur vie. Les chanteurs sont souvent isolés les uns des autres, je ne sais pas si c'est forcément bien. Alors certes on ne peut pas s'entendre avec tout le monde, ce n'est pas parce que quelqu'un est chanteur que je vais m'entendre avec lui, mais il arrive parfois qu'il y ait des affinités et on se sent moins seul, car la destinée d'artiste c'est quand même quelque chose d'incommunicable.

Personnellement, je considère que la vie est courte, et même si je suis agnostique, je ne suis pas très disposé à croire en une vie après la mort, combien même il y en aurait une, je l'imagine brumeuse, évanescente, c'est pourquoi j'accorde une grande importance à l'instant présent. Des fois je me pose pour réfléchir au passé, mais sans cultiver la nostalgie, je songe au futur sans trop m'inquiéter, enfin parfois il m'arrive de m'inquiéter, mais de toute façon, je me rends bien compte que cela ne sert à rien. Vous voyez le cours a démarré à 14h15, c'est déjà du passé. C'est une belle façon de constater à quel point le temps passe vite. J'essaye d''être intemporel dans ce que je crée. Je préfère être un never been qu'un has been, avoir été et ne plus être, c'est terrible et j'ai connu des artistes qui en ont véritablement souffert, parce qu'on est souvent à la merci de notre ego, on a du mal à prendre du recul. Les chutes, les désillusions, les humiliations, parce qu'il y en a peuvent être violentes.
Je ne suis pas sûr qu'on puisse proposer une façon de trouver l'inspiration. Mais un bon début, c'est déjà se connaître un peu soi-même. Qu'est-ce qui nous fait vibrer ? Qu'est-ce qui nous transporte ? Que désire t-on partager ? Que ne souhaite t-on pas partager ? Certains choisissent une certaine forme d'impudeur, c'est mon cas, d'autres cadenassent tout en pensant que le plus intime sera sauvegardé, ce qui n'est pas toujours vrai d'ailleurs. Plus on se livre et plus on peut devenir opaque pour ceux et celles qui nous écoutent, ça peut ajouter à la fascination.
On peut chanter sur tout. On peut chanter l'annuaire téléphonique, le mode d'emploi de sa clé 3G, son découvert à la banque, un acte de propriété, un contrat de location. Si on se laisse vraiment aller, on peut écrire une comédie musicale de 5 heures sur un lave-vaisselle qui ne marche pas, par exemple. On peut broder sur la bataille entre Copé et Fillon, ça peut être un sujet de chanson. Mais on peut aussi avoir peur de parler de certains sujets, rester dans du plus consensuel. L'amour, c'est le thème numéro 1. Mais de quel amour parle t-on, là encore c'est vaste.
Si on doit rechercher l'inspiration, il faut peut-être réfléchir sur soi. Qui je suis ? Tester aussi différentes ambiances. Personnellement, j'adore lire dans les WC et j'ai écrit de nombreuses chansons dans les trains. J'ai beaucoup de mal à écrire dans une brasserie, par contre dans un macdo, ça marche...je n'ai jamais écrit quoique ce soit dans un lieu de concert, de répétitions musicales par exemple, je n'y arrive pas. Dans un avion, c'est même pas la peine, je suis dans un état légumineux, pareil en bateau. Le lieu a beaucoup d'influence. L'heure aussi. Certains trouvent plus facilement l'inspiration lorsque l'aube se lève, d'autres sont plutôt nuit, d'autres encore ne peuvent produire quelque chose qu'entre midi et 2. Mais déjà savoir quand et où on est capable de créer c'est un pas en avant. Il ne faut pas forcément se fier à l'image d'épinal, genre le poète qui compose au pied d'un arbre ou dans un manoir. C'est parfois en voulant coller à ce genre d'image que ça foire. On peut être encore plus pragmatique. Est-on plutôt du genre à créer avant de manger, ou juste après ? Certains trouvent l'inspiration en nageant ou en faisant du jogging. On peut aussi accepter l'idée, que quand ça ne vient pas...et bien ça ne vient pas. On peut même fournir une chanson sur le fait qu'on ne trouve pas de chanson.
Si vraiment il faut fournir quelque chose, on peut utiliser des subterfuges. Quand j'étais plus jeune, il y avait un jeu qui consistait à reprendre une fable de la fontaine, par exemple le corbeau et le renard, ouvrir le dictionnaire, voir quel mot il y avait juste après corbeau, quel mot juste après renard et ainsi de suite, et ça donnait une nouvelle fable, pas forcément logique, mais en tout cas surprenante. D'ailleurs, écrire selon une logique n'est pas une obligation, écrire en vers, en rimes non plus. Mais je crois sincèrement que la clé de l'inspiration réside dans le fait de se connaître soi-même, s'accepter. De là, découle notre positionnement dans le monde et ça a une très grande influence sur la création.

Les échanges sont importants, je suis là pour répondre à toutes vos questions.

Des échanges intéressants ont eu lieu entre l'artiste et les étudiants. Le mardi soir, Jann Halexander donnait un concert dans la belle cave voûtée du Chat Gourmand, dans le centre de Bordeaux.
Label T.H

vendredi 11 octobre 2013

SHOW-CASE JANN HALEXANDER BORDEAUX 5 NOVEMBRE 2013





SHOW-CASE
JANN HALEXANDER
BORDEAUX
5 NOVEMBRE 2013
TOUR DE CHANT
JE SUIS UNE STAR ET VOUS N'LE SAVEZ PAS
20H15
AU CHAT GOURMAND
3 RUE DE GUIENNE 33000 BORDEAUX
05.56.48.24.48
ENTREE LIBRE – PARTICIPATION AU CHAPEAU
[CO-PLATEAU AVEC LES ETUDIANTS DE LA LICENCE CHANSON DE BORDEAUX 3]

Retour sur la scène bordelaise du chanteur Jann Halexander, qui a fêté le 22 mars dernier ses 10 ans de carrière dans un théâtre parisien. Des classiques : A Table, Déclaration d'amour à un Vampire, L'Amant de Maman, Aucune Importance etc. Comparé à William Sheller, Jean Guidoni, Jann Halexander continue son chemin à part dans le show-biz, en France, en Belgique, en Allemagne...un répertoire entre mélancolie et humour, folie et gravité...

© Trilogie Halexander

Info Théâtre/Halloween : monologue ''Confessions d'un Vampire Sud-Africain'', Paris 31/10/2013




Info Théâtre/Halloween : monologue ''Confessions d'un Vampire Sud-Africain'', Paris 31/10/2013

THEATRE/MONOLOGUE

CONFESSIONS D'UN VAMPIRE SUD-AFRICAIN

Il ressemble à un homme, il parle comme un homme, il chante comme un homme
Il est sensuel comme un homme, il rit comme un homme, ce n´est pas un homme
C'est un Vampire. Il s´appelle PRETORIUS MALAN. Et il a des choses à dire...
 
2013. Pretorius Malan, 105 ans, vampire sud-africain, métis et bisexuel raconte sa vie à un groupe d’étudiants français. Solitaire, aigri, obsédé, dur, il parle de sa vie, de sa liaison passionnelle avec Dracula, de ses victimes et de la société sud-africaine de 1908 à 2013…

Confessions d'un Vampire Sud-Africain est un monologue écrit par le chanteur pianiste et réalisateur Jann Halexander (A Table, Il est minuit Docteur Schweitzer) qui interprète la vampire Pretorius Malan. Il a incarné avant Antoine Blanchard dans le film J'Aimerais J'Aimerais. La pièce a été présentée une cinquantaine de fois au Musée des Vampires, en région parisienne, à Paris, à Angers, à Bruxelles, à Cologne depuis 2008...

Pièce interdite aux moins de 18 ans...

AU MAGIQUE
21H00 
42 rue de Gergovie – 75014 Paris – Métro Pernety ligne 13
 Réservation au Magique : 01.45.42.26.10 
Tarif plein : 12 euros - Tarif Billetreduc.com : 10 euros
Tarif sur réservation : 10 euros – Tarif RSA : 5 euros
(possibilité de dîner sur place sur réservation)
Contact médias / Jeff Bonnenfant : 06.80.15.05.24
Production © Label Trilogie Halexander / Lalouline Editions


Extrait :
"Chaque jour, j'attendais 17 heures avec impatience, mon coeur battait pour lui, j'en rêvais chaque nuit. Nous deux discutions des vins du Cap, de ma famille, des neiges sur nos montagnes, de la cueillette des mûres, des jus de fruits de Ceres, du soleil parfois traître et des kaffirs, des orientaux, des bonnes familles afrikaners, il me parlait de l'Europe, de la France, de la Roumanie. Peu à peu, Dracula m'apprenait des mots français, roumains, surtout français, il me disait que c'était la plus belle langue du monde. Je n'en doutais pas. Une fois, après avoir fini de manger, il me demanda de m'asseoir face à lui, j'étais intimidé...et amoureux. Il m'a dit : Pretorius...c'est un beau prénom. Pour un beau visage. Il m'a dit donnez moi votre main droite. Je la lui tendis, il la serra fort, avec chaleur, non ce n'était pas de l'amitié, il la porta à ses lèvres et y posa un baiser. Moi je tremblais, je tremblais de tout mon être. Je n'avais jamais connu ça. Il a vu que j'étais mal à l'aise, peut-être même que je suais. Il a souri. Avez-vous vu l'amour sourire ? D'ailleurs c'était plus que de l'amour...l'amour est raison...au moins. Mais là..."

lundi 30 septembre 2013

L'AVANT et L'APRES - JANN HALEXANDER en concert au MAGIQUE le vendredi 27 septembre (par FLOREAL DURAN)

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Point de vue de Floréal Duran, 5 Mondes Management...
L'AVANT et L'APRES - JANN HALEXANDER en concert au MAGIQUE le vendredi 27 septembre.
La salle était bondée, l'ambiance conviviale et notre chanteur vedette a tout de suite su établir un lien de complicité avec le public. JANN HALEXANDER c'est à la fois une voix aux subtiles modulations et des textes d'une intense poésie. Qui d'autre que lui oserait interpréter une mélodie de Francis Poulenc dans un spectacle dit de "variété", qui d'autre que lui pourrait chanter des textes à l'humour cynique ou totalement décalés. Il y eut Guidoni mais la comparaison est risquée car chacun a son propre univers. Avec la sortie de son nouvel album "MOI QUI RÊVE", JANN HALEXANDER poursuit son chemin d'artiste sans concession qui chante ce qu'il aime. Désormais il se détache de son piano avec aisance et on a l'impression que sa voix, son répertoire prennent une autre ampleur. Il est évident qu'il va conquérir un nouveau public sans pour autant céder à la facilité. C'est à une telle démarche qu'on reconnaît un vrai artiste et non un faiseur de chansons.Ce soir là quelques amis étaient là pour chanter à ses côtés. On retiendra notamment l'hôte des lieux, MARC HAVET, qui chanta avec fougue et vivacité deux de ses chansons.
Seul petit bémol, l'exiguïté de la salle et son inconfort qui pourraient rendre rédhibitoire toute envie d'y retourner. Heureusement que l'accueil et l'acoustique compensent ces désagréments.'

samedi 28 septembre 2013

Merci pour hier



Merci pour hier soir, au Magique. Nous étions nombreux dans ce petit cabaret plein à craquer, que j'aime tant, nous étions bien. Merci pour ces belles retrouvailles de Rentrée, ce mélange d'Amitié et de Chanson. Cette alchimie lors des concerts me rappelle que je ne me suis pas trompé de voie/voix...tant pis pour les absents, merci aux présents, merci à Frédéric Pagès, Agnès Renaut, Marc Havet, Martine Havet, Indy, Ouman Dee, Monique Hottier, Barbara Felettig, merci à vous...''Qu'il pleuve ou qu'il vente ou qu'il neige, j'avance, j'avance, qu'importe le sable et la neige, j'avance jusqu'à vous, j'avance sans remords, j'avance jusqu'à ma mort, j'avance maintenant, j'avance vous avec moi''. Jann Halexander (récidive – je chanterais 4 ou 5 chansons au Festival de l'Automne pourri, organisé par le Magique, une fois de plus, belle fidélité, le 5 octobre, entrée libre, en compagnie de Marc Havet, Nicolas Duclos, Nathalie Solence – enfin remerciements également à Floréal Duran, Clémence Savelli, Yann Denis, Michel Xavier-Gérard, pour avoir communiqué sur le concert, à Jeff Bonnenfant, attaché de presse, ami de longue date et à Jérôme Cosniam, de lalouline Editions) [mes remerciements également à Floréal Duran, Monique Hottier, Clémence Savelli, Yann Denis, Daniela Cruz,pour avoir communiqué sur le concert, à Jeff Bonnenfant, attaché de presse, ami de longue date et à Jérôme Cosniam, de Lalouline Editions).
J.H

dimanche 15 septembre 2013

Bienvenue à Monique Hottier

 Bienvenue à Monique Hottier, secrétaire du label Trilogie Halexander depuis le 14 septembre 2013. Avant tout une amie, présente dans les coups durs comme les bonheurs. J.H



mardi 10 septembre 2013

Disque MOI QUI REVE (sortie le 27 septembre 2013)



Moi Qui Rêve

Ce disque regroupe des raretés, des chansons qui avaient été chantées sur scène mais jamais enregistrées, crées à l'occasion d'émissions télévisions/radio ici et là, des titres en anglais, des musiques, des remix, des chansons écrites pour certaines occasions. C'est un petit disque-pause, artisanal, dans la carrière d'un artiste qui a débuté en décembre 2003. Ce disque est sorti pour le retour sur scène de Jann Halexander le 27 septembre 2013 au mythique cabaret parisien Le Magique. Le 22 mars de la même année, Jann Halexander fêtait ses 10 ans de carrière à l'Auguste Théâtre, à Paris, puis à Angers (où il a débuté) et Bordeaux. Enfin, Moi qui rêve est une invitation au voyage, à l'Exil au sens large comme au sens intérieur. Il est le fruit d'une belle collaboration entre l'écrivaine Agnès Renaut (Qu'as-tu fait de ta sœur, aux éditions Grasset) et le chanteur, considéré comme définitivement à part dans le paysage musical francophone...

1- Moi qui rêve (texte Agnès Renaut / Musique Jann Halexander) 2- L'Amour, la mer, la mort (texte et musique Jann Halexander) 3- Moi qui rêve variations (musique Jann Halexander) 4- Les chiens de Moscou [en concert, Cologne] (texte et musique Jann Halexander) 5- Une note vaguement noire vaguement blanche (musique Jann Halexander) 6- Une nuit à Hautmont (texte et musique Jann Halexander) 7- A mon enfant (texte et musique Jann Halexander) 8- Father I am (texte et musique Jann Halexander) 9- Father I am, variations (tmusique Jann Halexander) 10- Requiem pour Dewaere (texte S.Choké/S.Zeggagh/Blanchon/Krajewski/Musique Jann Halexander) 11- Apprendre à mourir (texte et musique Jann Halexander) 12- L'Elfe et la Forêt (texte et musique Jann Halexander) 13- Je suis une star et vous n'le savez pas (texte et musique Jann Halexander) 14- Qu'as-tu fait de ta sœur ? [inspiré du roman d'Agnès Renaut] (texte et musique Jann Halexander) 15- Quand deux égoïsmes...(texte et musique Jann Halexander) 16- Tristes Tropiques variations (musique Jann Halexander)17- Moi qui rêve, variations d'Ibiza (texte Agnès Renaut/Musique Jann Halexander)
Production : Label T.H/Editions Lalouline 0033680150524 - Arrangements : Jann Halexander sauf 11,12,13 : B.Lancelot - Prise de son/Mixage 1,2,3, 10, 17 : James Vitale - 11, 12, 13 : B.Lancelot – 4 : B.Nietshert 5 : Djobusy Production - 6,7,8,9 : J.Derfeuil – 15 : J.BonnenfantAccordéon sur Moi qui rêve : James Vitale - Piano : Jann Halexander http://www.apoplexia2008.blogspot.fr
 
Points de vente : En concert, Ebay, priceminister, leboncoin, Cd-Lp...prix de vente : 5 euros

samedi 3 août 2013

Magique Jann Halexander [concert 27 septembre- Paris]


AU MAGIQUE …
VENDREDI 27 SEPTEMBRE 2013 …

MAGIQUE HALEXANDER !…

20H45
Tarif 10 euros/Tarif BilletReduc 8 euros/Tarif RSA 5 euros
Réserver : jann.halexander@yahoo.fr / 01-45-42-26-10
(Possibilité de dîner sur place sur réservation)
42 Rue de Gergovie 75014 Paris (métro Pernety Ligne 13)
Au piano : Jann Halexander – Guitare : Barbara Felettig


 

vendredi 21 juin 2013

MAXI DISC L'ITALIEN - JANN HALEXANDER (ETE 2013)














L’ITALIEN…


Texte et musique : Jann Halexander, 2013
Editions Lalouline

Mario...Sombre Héros…
Mario…Noire était l’eau…

A patauger dans des rivières d’argent,
A ne plus pouvoir sentir l’odeur du vent,
A entendre qu’il n’a pas le même sang,
De ceux qui jettent des fruits…

Sur les pelouses glaciales de Milan,
Entre deux scandales télés, histoires d’amantes,
L’Italien menait le jeu avec la rage
De ceux qui fuient le Temps…

R.

Mario B, Mario B, Mario B. de Sicilia
A quoi bon vouloir faire durer cette sinistre Comedia
Mario B, Mario B, face à tous ceux qui dérapent
Comment fais-tu pour jouer, perdre pied ne suffit pas !

Et que valent tous les ballons du monde…

A slalomer entre les insultes et bravos,
A montrer son torse à la une des journaux,
A déranger les certitudes bien rangées
Dans tant de p’tits cerveaux…
Et l’Italien aux cheveux noirs comme sa peau,
Aux connards leur faisait mordre leurs chapeaux,
Il Signore faisait d’un But l’Absolu,
Lui, grand Roi des Machos…

R.

Et que valent tous les ballons du monde…

Dans des ruisseaux de violences, des amours en déshérence,
Dans son étrange Italie, Mortifères étaient les nuits…


R.X2

dimanche 9 juin 2013

Parution du livre ‘Nuit à Hogsback'


NUIT A HOGSBACK [sur les terres sud-africaines de l’Anneau]

…Août 2011. Un touriste, artiste, débarque à Hogsback, hameau paumé en Afrique du Sud, le pays natal de Tolkien, l’auteur du Seigneur des Anneaux. Hogsback est une bourgade étrange, irréelle : des hobbits sont creusés dans les troncs des pins, des elfes en pierre surveillent des villas, la neige tombe sur les montagnes. Il y a l’immensité de la nature, la violence de l’Histoire. Des rencontres surprenantes. Les souvenirs qui remontent. La colère devant la société, ses contradictions. Lourdeur. Légèreté. Immensité. Illusions et désillusions d’une Quête.

Chanteur, réalisateur, comédien depuis 2003, Jann Halexander s’est rendu à Hogsback, en Afrique du Sud, en 2011 et en a tiré un récit mêlant petite histoire et grande Histoire où parfois, fiction et réalité se mêlent. L’ouvrage comporte 48 photographies.

Nuit à Hogsback, sur les terres sud-africains de Tolkien, de Jann Halexander. 96 pages. 8 euros.
Edité par Trilogie Halexander

Points de vente :
Site officiel, http://www.ebay.frhttp://www.leboncoin.fr, CD-LP.
http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=221228226487&ssPageName=STRK:MESELX:IT&_trksid=p3984.m1558.l2649
Paiement via Paypal  ou par chèque pour 10 euros (frais de port inclus). Par paypal : halexander@voila.fr
Par chèque : envoyer un chèque à l’ordre de Trilogie Halexander Loi 1901, chez M.Bonnenfant 4 Bd Carnot 72 000 Le Mans.
Sur Paris :  La Maison de la Presse, 79 rue Pajol, 75 018 Paris, métro Marx Dormoy, ligne 12.
© Trilogie Halexander



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Extrait

La première fois qu’on arrive à Hogsback reste à jamais gravée dans la mémoire. Depuis East London, cette ville portuaire sans grand intérêt, s’étalaient sous mes yeux fatigués, les paysages vallonnés monotones de l’ancien Transkei, ex-bantoustan, aux herbes basses, jaunes et sèches, collines tachetées ici et là de maigres arbres aux troncs noircis par la mort, la foudre peut-être. Au bout d’une heure trente de route, nous entraperçûmes enfin la chaîne de montagnes Amatola. Je dis nous, car, étrange fruit du hasard, je partageais l’arrière de la voiture avec un français, presque trente ans, comme moi, passionné d’Heroic Fantasy. Il voulait également découvrir Hogsback. Ce coin était un aimant.

            Il restait encore un peu de neige sur les sommets. Nous approchions du lieu convoité, déjà le paysage changeait, la route montait et de chaque côté se dressaient des pins, des sapins, des mimosas. Le paysage n’était plus le même, l’émerveillement me fit demander au conducteur de s’arrêter un moment afin que je puisse prendre quelques photos. Puis nous repartîmes, toujours plus haut dans la montagne et arrivâmes à Hogsback. A l’entrée de ce village de 1500 habitants, une pancarte représentait un sanglier –ou un phacochère ? Mis à part les quelques Xhosas errant le long de la route principale, Hogsback évoquait un petit patelin du Canada, du Colorado ou de Nouvelle-Zélande. Les lions du parc Kruger étaient loin, les vignes du Cap aussi.


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Critique disponible sur 


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Egalement en vente du même auteur : 



Site officiel Jann Halexander : http://apoplexia2008.blogspot.fr/

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Suggestion de l'auteur